Confessions brûlantes
Vous êtes de plus en plus nombreux à nous confier vos expériences SM.Normal, les jeux et les plaisirs sont fait pour être partagés, non ? Si l’on en croit vos courriers, vos fantasmes sont très présents. Les pages qui suivent sont les vôtres.Bonne lecture !
Ce site ne fait en aucun cas l’éloge ni l’apologie des thèmes présentés dans ces pages, mais ne fait que rapporter les fantasmes entre adultes consentants. La direction.
Les soumises du dimanche

M’aé connaissait parfaitement mon goût pour le shibari, mon annonce sur le site spécialisé en SM, dans laquelle je décrivais mes plaisirs et ceux de Zaia, ne laissait planer aucun doute sur mon penchant. Nouvellement soumise dans notre couple, Maé avait déjà été attachée une fois, mais pas par moi. Elle était intriguée par mes connaissances, dans le cercle fermé des shibaristes. Maé n’a pas tardé à me demander de participer à un « jeu de corde ». J’ai pensé qu'une petite séance « hors contexte » serait plus sympa. Un dimanche après midi, comme ça, entre potes, sans colliers ni cravaches. Maé ne connaissait pas encore mes amis encordeurs. Il était temps de réunir tout le monde. Il a fallu que j'installe un crochet, l’accessoire indispensable, au milieu de mon plafond. Une grosse boucle, qui peut supporter jusqu’à 250kg. Le jour venu, mes amis sont arrivés : Maître P, grand shibariste, mon professeur sur mes premiers noeuds. Sa femme, photographe. Phily, un spécialiste du martinet, sait-on jamais... Pour être sûr que nous passerions un moment mémorable, j’avais invité Pink, une soumise dingue de shibari et d'un humour décapant: Et évidement, ma chère et tendre Zaia était présente.




Les tenues étaient décontractées, comme un dimanche. Petits gâteaux, champagne, café, discussions autour de la table et du canapé. Bref, rien de SM, rien de bien spécial, une rencontre entre potes. Sauf qu'il y a ce crochet qui nous attend, mes 50 mètres de cordes en chanvre, les 100 mètres de Maître P. Maé n'avait jamais vécu de suspension. L'idée lui a plu. En moins de trente secondes, elle s’est mise à nu, au centre du salon. « Je crois que c'est le moment de commencer », a dit Maître P. Et là, ce fut le grand déballage. De cordes, j’entends. Minutieux. Des noeuds à défaire, et le charme serait rompu. Maître P avait eu la bonne idée de ramener un bambou de 1 mètre 50. Il y a attaché le 1er poignet de Maé, moi le second, en laissant passer le support dans le cou de notre modèle. Puis il a fait un karada (c’est un encordage esthétique et pratique autour du torse, permettant de repartir la charge du corps de la suspendue). Il ne restait plus que les jambes. Mais pour cela, Maître P avait une idée en tête, je l’ai laissé faire. Il n’a fallu que quelques minutes pour que Maé se retrouve suspendue au crochet tout neuf. Plaisir assuré pour elle. La sensation de voler est, paraît-il, extraordinaire. Évidement, cela fait des jalouses… « Zaia ? Pink ? Cela vous tente aussi ? Ben à poil alors ! ». Nous voilà donc avec deux autres shibaris à réaliser, mais un seul crochet ! À l’initiative de Maître P, on a utilisé mon mobilier en fer forgé. Nous avons encordé Pink sous la table. Avec le plateau en verre, cela était du plus bel effet. Ce fut assez long à réaliser, mais les efforts ne sont pas restés vains. L'odeur du chanvre avait divinement envahi le salon. Maé semblait toujours s'amuser avec sa suspension. Souvent, au bout d’un quart d’heure, le modèle commence à ressentir une gène, mais pour elle, le plaisir allait bien au-delà de l’inconfort. Il ne nous restait plus que Zaia, impatiente que l'on s'occupe d'elle. Une simple chaise en fer forgé a fait l'affaire. Je m’y suis attelé seul, Maître P m’observait en buvant son café à petites gorgées. L'idée de déstructurer le shibari me semblait bonne. La réalisation l’a prouvé. Notre tableau des soumises du dimanche était achevé. Il ne nous restait plus qu'à les photographier. Pour remercier l'ensemble des femmes partageant notre goût pervers de l'encordage, Phily a sorti les martinets et a commencé une séance douce, sans force mais rythmée, juste pour « chauffer la peau » comme on dit dans notre jargon. Détacher tout le monde a pris quasiment autant de temps que les attacher. Des cordes couraient partout dans le salon.